La chasse aux blaireaux est ouverte…

A partir du 15 mai et pendant près de dix mois, des chasseurs de toute la France font leur fête aux blaireaux. L’animal est pourtant une espèce protégée dans la plupart des pays européens.

Ce « sport », cruel et sanguinaire, se déroule en pleine période de reproduction animale. Entre ceux qui périssent sous les roues d’une voiture et ceux utilisés pour les plaisirs de la chasse, les blaireaux sont de moins en moins nombreux dans les régions françaises.
Le constat n’arrête pas les adeptes de la « vénerie sous terre ».

D’une violence rare, ce déterrage lent et douloureux pour les bêtes n’a d’autre fin que le divertissement des chasseurs. Ils ne sont tués ni pour leur chair, ni pour leur peau, mais simplement pour le plaisir des hommes.

La France, qui n’est pas un exemple en matière de respect de sa faune sauvage, compte près de quatre-vingt-dix espèces chassables. La période de chasse est démesurée. Le blaireau fait partie des « gibiers », il est poursuivi de mi-septembre à fin février. Une « période complémentaire » allonge le massacre de la mi-mai jusqu’à l’ouverture officielle de la chasse. Les fouisseurs ont à peine deux mois de répit par an.

De la violence à l’endurance

Le but est, évidemment, de déterrer du blaireau. Des chiens de terriers sont envoyés pour coincer l’animal, le mordre et l’empêcher de fuir. Les chasseurs creusent pendant près de huit heures pour finalement adresser le coup final à l’animal, déjà mort de peur depuis plusieurs heures.

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