édito du 27 novembre 2011


La Justice existe. Je l’ai rencontrée…

Plus de trois années après le début de ce que vous avez appelé l’affaire Max Havelaar, la Cour d’Appel de Paris a rendu son jugement définitif.

Max Havelaar a été débouté de l’ensemble de ses demandes.

Il m’aura tout de même fallu plus de trois années pour obtenir réparation et venir à bout de cette incroyable manipulation reposant sur une interview bidonnée, œuvre d’un individu se revendiquant lui même «imposteur professionnel».

Cette affaire – rarissime en matière de presse – pose néanmoins un certain nombre de questions :

- Pourquoi le faux journaliste est-il venu à moi alors qu’il ne connaissait manifestement rien au commerce équitable ?

- Pourquoi m’a-t-il prêté des propos qui ne sont en aucune façon les miens ?

- Pourquoi s’est-il présenté à moi sous une fausse identité mais sous son véritable patronyme à Max Havelaar ?

- Pourquoi Max Havelaar n’a poursuivi que moi ? Pas le journaliste, pas le directeur de la publication et pas la publication contrairement à l’usage en matière de poursuites pour diffamation ?

- Pourquoi le fait que L’Écho des savanes ait qualifié les activités de Max Havelaar d’Escroc-logie n’a pas fait réagir l’association, pourtant manifestement prompte à engager des poursuites sans discussion et sans sommation ?

- Pourquoi Max Havelaar qui me connait bien n’a pas cherché à me contacter immédiatement plutôt que de m’assigner, à peine le numéro de l’Écho des savanes en kiosque ?

Autant de questions qui resteront sans réponse, même si certains silences parfois…

La page est désormais tournée.

Ce combat que vous avez mené à mes côtés, c’est ensemble que nous l’avons gagné.

La Justice et l’Équité ont triomphé mais plus que jamais le combat pour la liberté, la libre expression des individus et de la presse, le droit à la critique, contre la censure des puissants et du pouvoir de l’argent continue…

Vous pourrez compter sur moi comme j’ai pu compter sur vous.

Merci encore. Merci à toutes et à tous.

Amitiés résistantes.

Christian Jacquiau