édito du 20 octobre 2011

L’affaire Max Havelaar vient de franchir une nouvelle étape avec l’audience qui s’est tenu le 19 octobre dernier à la Cour d’Appel de Paris.

L’audience, programmée initialement à 13h30 a été reportée – à la demande de l’avocat de Max Havelaar à 16h – pour ne commencer finalement qu’à 17h30, devant une salle comble.
Le détail en a été rapporté par Marianne2.

La chose est entendue désormais.

Ce n’est pas victime de sa méconnaissance de l’affaire que Max Havelaar s’est lancé dans cette violente opération de censure par l’argent.

Ce n’est pas parce qu’il pourrait y avoir eu méprise que Max Havelaar en est arrivé à réclamer des sommes astronomiques pour des propos non tenus.

C’est bien avec une réelle volonté de faire taire toute voix critique de son système que Max Havelaar entend neutraliser l’auteur d’un livre qu’il n’a jamais pu attaquer par ailleurs.

Ce mercredi 19 octobre les masques sont tombés.

Il sera désormais bien difficile pour Max Havelaar de parler d’éthique, de volonté de dialogue, de transparence et d’ouverture.


L’affaire Max Havelaar, symptomatique d’une époque où l’argent confère à ceux qui le manipulent le pouvoir de presque tout – y compris, croient-ils, celui de faire taire toute opposition et toute critique même des plus constructives – restera exemplaire de cet acharnement dont peuvent faire preuve certaines structures pour museler toute personne qui s’intéresserait d’un peu trop près à leur petit business.

Mais l’obstination et l’acharnement n’y feront rien.

Ce combat pour la liberté de la presse, la libre expression des individus, le droit à la critique, contre la censure des puissants et du pouvoir de l’argent, Max Havelaar le sait, on le mènera jusqu’au bout.

Et on le gagnera. Ensemble.

Patience et longueur de temps…

A très bientôt.

Christian Jacquiau