Angoulême: des boutiques étiquetées équitables…

| La Charente Libre | Richard Tallet | 21 mai 2011 |

Sept magasins du centre-ville participent à la Quinzaine du commerce équitable. Pour sa 7e édition à Angoulême, le collectif, qui l’organise, propose un parcours autour de ces commerçants responsables.


Acheter équitable à Angoulême ?

C’est possible. Mais il faut avoir la conviction militante pour dénicher les commerçants du centre-ville proposant des produits dits responsables.

A l’occasion de la Quinzaine du commerce équitable, le collectif organisateur s’est mis en quête de ces échoppes aussi rares qu’un ouvrier chinois bien payé. Il en a recensé sept toutes aussi discrètes concernant ce rayon.

Des enseignes parfois surprenantes.

« On aurait pu faire figurer un huitième magasin sur notre plaquette mais il a ouvert trop récemment », raconte Guillaumme Leblanc, le responsable de la Maison des Peuples et de la Paix. Effectivement, Mam’Zelle Tisse, rue Sainte-Marie, est le seul commerce à afficher ouvertement sa tendance équitable. Dans leurs recherches, les bénévoles de la MPP sont passés à côté d’un neuvième endroit, le bar les 5 Sens qui propose de la tisane issue de cette filière.

Le commerce équitable c’est quoi ? « C’est un commerce qui se veut responsable », explique Juliette Volpi, de l’Association de solidarité avec les pays d’Amérique Latine (Aspal) et membre du collectif organisateur. « C’est plus un partenariat, un échange, avec le producteur ». C’est un commerce qui s’assure de la juste rémunération des gens qui ont fabriqué le produit. Philosophiquement très intéressant mais finalement peu vendeur.

« Quand on explique à certains clients », raconte Martine Querné, la patronne de la Brûlerie des Valois, « que notre café vient d’une production qui se sert des bénéfices pour financer des écoles ou des routes, je suis étonnée de leur indifférence ». Du coup, elle n’en fait pas un argument de vente pour les quatre produits équitables que contient son magasin (café, jus de fruits, confitures et maté).


Martine Querné est militante au point d’avoir pris son baluchon direction le Pérou pour se rendre dans une exploitation. C’est comme ça qu’elle vend aussi un café qui n’a pas le label mais dont elle est certaine du bon traitement des ouvriers. « Et en plus il est bio ».
C’est aussi pour ça que la commerçante de la rue des Postes a cessé de travailler avec Max Havelaar, association internationale de commerce équitable.
« Le jour où j’ai vu qu’ils sponsorisaient un bateau pour la Route du rhum, je n’ai pas compris ».

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