C1.2 – Le jugement (suite)


[ NOTA : les textes encadrés ci-dessous sont des extraits du jugement ]

Pourquoi le nierait-il ? Christian Jacquiau a effectivement accordé le 5 mai 2008 une interview à un individu qui s’est présenté à lui sous la fausse qualité de journaliste et la fausse identité de Daniel AUDION.

Peu de temps après, le même individu s’est présenté au directeur de Max Havelaar… sous sa véritable identité.

Ce n’est que beaucoup plus tard que Christian Jacquiau découvrira – au travers une attestation produite par L’Écho des savanes – que derrière la fausse identité de Daniel AUDION se cachait en réalité l’imposteur professionnel revendiqué Frédéric NEIDHARDT.

Christian Jacquiau n’a nullement réagi ou protesté contre les propos qui lui étaient attribués ?

Pourtant…

Dès le 24 juillet 2008, Christian Jacquiau envoyait à l’adresse de l’employeur (L’Écho des savanes) de celui qu’il croit être Daniel AUDION une lettre recommandée avec accusé de réception (LR/AR n° 6943 8241 8 FR) de dix pages lui expliquant combien les propos qu’il lui a attribués ne correspondent en rien non seulement à la réalité des faits mais aussi de ses paroles et de ses écrits.
Ce même courrier était, dans le même temps, adressé en recommandé avec accusé de réception (LR/AR n° 6943 8243 5 FR) à l’adresse personnelle de la seule personne trouvée dans l’annuaire ayant pour patronyme Daniel AUDION… totalement étrangère à cette affaire. Et pour cause…
Le même courrier encore était adressé par Christian Jacquiau le même jour à Monsieur Didier TRONCHET (LR/AR n° 6943 8242 1 FR), rédacteur en chef de L’Écho des savanes et à Monsieur Jacques GLENAT (LR/AR n° 6943 8244 9 FR), directeur de la publication de L’Écho des savanes.
[ Il est à noter que ces courriers n'ont reçu aucune réponse, bien que réceptionnés par leurs destinataires comme en attestent les accusés de réception reçus en retour ]

Mais bien plus encore…

Copie des correspondances adressées à Messieurs Daniel AUDION, Messieurs Didier TRONCHET et Jacques GLENAT dont de larges extraits sont reproduits sur ce site ont été transmises par Christian Jacquiau, via son avocat, à l’association Max Havelaar préalablement à l’audience du 16 février 2009 et bien évidemment au tribunal.

D’ailleurs…

[Pour afficher le document au format PDF, cliquez sur l'image ci-dessus]

Dans le même temps encore, Christian Jacquiau demande par courrier recommandé séparé (LR/AR n° 9292 0590 1 FR) à Monsieur Jacques GLÉNAT, directeur de la publication l’Écho des savanes de publier le droit de réponse qu’il lui joint selon les modalités de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881.

Ce droit de réponse dont le texte est reproduit in extenso sur ce site n’a pas été publié par l’Écho des savanes.

Ces documents sont-ils bien parvenus… jusqu’aux juges ?

Si Christian Jacquiau devait être condamné pour avoir révélé que les salariés les plus pauvres, travailleurs saisonniers, journaliers, paysans sans terre et autres précaires ont été exclus du champ de l’équitable dans le système Max Havelaar et si cette décision devait faire jurisprudenceelle interdirait à tout journaliste, à toute personne enquêtant sur le commerce équitable et ses retombées, de poser la question du sort des travailleurs liés à des employeurs bénéficiant du logo de garantie de la marque Max Havelaar. Et bien d’autres encore…

Sanctionnée par un tribunal, la question deviendrait-elle… illégale ?

S’interroger sur le sort des plus démunis sera-t-il désormais immédiatement interprété comme une assimilation du commerce équitable à de « l’esclavagisme » ?

Les journalistes doivent-ils craindre une jurisprudence Max Havelaar ?

Souligner comme le fait Christian Jacquiau dans son ouvrage, et comme le relève fort opportunément le tribunal, que « Max Havelaar exige la garantie du respect des droits fondamentaux du personnel interdit l’exportation des enfants et le travail forcé » est-il contradictoire avec les faiblesses révélées de façon on ne peut plus étayée dans l’ouvrage de Christian Jacquiau Les coulisses du commerce équitable ?

Le lecteur pourra être troublé à la lecture de l’extrait du jugement qui précède.

S’agit-il ici de juger du contenu d’un ouvrage richement documenté et étayé – comportant plus de mille notes de bas de page – n’ayant jamais fait l’objet d’aucune poursuite d’aucune sorte, de remettre en cause des années d’articles produits ou d’interviews accordées ?

S’agit-il de juger de la véracité d’un article rédigé dans le contexte que l’on sait par un faux journaliste agissant sous une fausse identité ?

Un imposteur professionnel revendiqué, se délivrant à lui-même une attestation certifiant la prétendue authenticité des propos qu’il a rapportés et la qualité de son travail de journaliste dans un document valant auto-témoignage peut-il convaincre la Justice ?

Faut-il comprendre que la seule et unique fois où l’imposteur Frédéric Neidhardt s’est caché sous le faux nom de Daniel AUDION en se prétendant journaliste… c’était du sérieux ?

Le livre et son contenu…
Les nombreux articles publiés sous sa propre signature par Christian Jacquiau…
Les très nombreuses interviews qu’il a données…
Le nombre considérable d’articles de presse relatant ses travaux
Les émissions de radio, de télévision, les forums et débats auxquels il a participé…

Tous ces éléments contredisant le texte publié par L’Écho des savanes ne seront pas regardés comme « éléments constitutifs d’un très solide faisceau d’indices ».

Leur poids serait-il insignifiant face aux dires du faux journaliste derrière lequel s’est dissimulé l’imposteur professionnel revendiqué Frédéric Neidhardt ?






pour lire la suite…

C1.3 – Le jugement (suite et fin… provisoire)

[ cliquez sur le titre ci-dessus ]



A. Les coulisses d’une affaire peu équitable…
B. L’article, source de la plainte…
B4.1 Un faux journaliste ?
B4.2 Les impostures écrites du faux journaliste
B4.3 Les impostures télévisuelles du faux journaliste
B4.4 Nu chez MacDo, pédophile, pourquoi pas journaliste ?
C. Condamnation… Appel… Soutien…
C2 L’affaire en questions…
C4 Les dernières nouvelles de l’affaire…

[sommaire complet]


circuit court :

C2 – L’affaire en questions…