B3.6 – Faut pas prendre les gens pour des imbéciles…

L’enchaînement de la première question, de sa réponse supposée et de cette deuxième question donne pourtant tout le relief invraisemblable de la réponse à la première…

« Ils font travailler des quasi esclaves… »



« Ils ne sont pas parfaits
mais c’est quand même mieux que rien… »

Mon propos a été tronqué et sorti de son contexte.

À propos du système Max Havelaar et de son faible retour pour les producteurs (50 € en moyenne par an et par producteur avant déduction des frais de coopératives, droits de douane et transports locaux) et de l’absence d’amélioration de la condition des salariés desdits producteurs, je vous ai répondu :

« Nous sommes dans un système minimaliste, très éloigné de l’ambition initiale du père Van Der Hoff, cofondateur avec Nico Roozen de la marque Max Havelaar, qui y voyaient un véritable outil de transformation de la société.

Franz van Der Hoff l’a d’ailleurs lui-même reconnu, au cours d’un entretien croisé publié en Belgique par le magazine Imagine demain le monde et en France par l’hebdomadaire Politis dans un numéro hors-série consacré au commerce équitable :

« Sa dimension politique a été progressivement édulcorée, puis évincée », précisant encore : « En tant que producteurs, nous ne sommes pas du tout ravis que Max Havelaar soit en train de perdre sa vocation initiale… ».

J’ai alors ajouté « nous sommes dans une société de moins-disance dans laquelle l’absence d’ambition se justifie le plus souvent par un « c’est toujours ça ».

Cette justification du peu de retombées pour les bénéficiaires du commerce équitable n’est pas sans me rappeler les discours entendus récemment à propos du CPE (Contrat Première Embauche) pour lesquels la logique minimaliste s’appliquait alors à plein.

J’ai alors rappelé [à mon interlocuteur] que les opposants à ce nouveau contrat, auxquels on faisait valoir ce « mieux que rien » ne manquaient pas d’affirmer, non sans ironie :
« un CPE est mieux qu’un stage rémunéré, un stage rémunéré est mieux qu’un stage non rémunéré, lui-même mieux que rien et « rien » beaucoup plus satisfaisant que le travail forcé ou l’esclavage ».

Ce que vous résumez et traduisez par :

« Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves ».

Je vous ai encore précisé que l’équité a minima et la moins-disance sociale faisait débat au cœur même du monde du commerce équitable.

Il en va de même des questions suivantes…


« Vous ne leur reconnaissez aucune qualité ? »

On notera, ce qui peut apparaître pour un détail mais démontre qu’il ne peut s’agir là de mes propos, l’emploi de la troisième personne du pluriel (ils) s’agissant de l’association Max Havelaar, ce que l’on ne retrouve dans aucune des interviews que j’ai pu donner et pas davantage dans les 476 pages des Coulisses du commerce équitable.

S’agissant d’une marque commerciale détenue par une association, je ne peux employer la troisième personne du pluriel pour désigner Max Havelaar, ce qui laisserait supposer une certaine multiplicité de la structure.

« En s’associant à des marques telles que MacDonald’s, Nestlé, le groupe Accor ou la grande distribution,
Max Havelaar a vendu son âme »

.
Au travers de son logo, Max Havelaar appose sa marque de garantie sur les produits d’entreprises concessionnaires auxquelles l’association est liée par un contrat de concession.

Max Havelaar n’est en rien « associé » à des marques telles que MacDonald’s, Nestlé, le groupe Accor ou encore la grande distribution.
Je vous ai cité à nouveau le père Francisco van der Hoff, cofondateur avec Nico Roozen de l’association et la marque qui considère que :

« Max Havelaar est en train de perdre sa vocation initiale… »

( cf. « Francisco van der Hoff : la dimension politique de Max Havelaar a été évincée » – magazine Politis – hors série n° 45 – mai-juin 2007 )

ce que vous traduisez par :

« Max Havelaar a vendu son âme » !

il y aurait encore beaucoup de choses à dire…

Lors d’une autre imposture, réalisée elle aussi pour l’Écho des savanes, Frédéric Neidhardt concluait en se caricaturant lui-même :

[ cliquez sur l'image ci-dessus pour retrouver l'image dans son contexte ]

Cette fois l’imposture s’est soldée par…

UN PROCÈS

gagné, en première instance, par Max Havelaar


Qui donc se cache derrière cette imposture ?





[ NOTA : Les textes reproduits ci-dessus (texte de couleur verte) sont des extraits des courriers adressés à Daniel AUDION, à Messieurs Didier TRONCHET et Jacques GLENAT, portés bien évidement, en tant que pièces de procédure, à la connaissance de l'association Max Havelaar ]




pour lire la suite…

B4 – Un faux journaliste ?

[ cliquez sur le titre ci-dessus ]

A. Les coulisses d’une affaire peu équitable…
B. L’article, source de la plainte…
B4.1 Un faux journaliste ?
B4.2 Les impostures écrites du faux journaliste
B4.3 Les impostures télévisuelles du faux journaliste
B4.4 Nu chez MacDo, pédophile, pourquoi pas journaliste ?
C. Condamnation… Appel… Soutien…
C2 L’affaire en questions…
C4 Les dernières nouvelles de l’affaire…

[sommaire complet]


circuit court :

C – Condamnation… Appel… Soutien…