B3.3 – Pourquoi tant de haine ?

[RAPPEL : Les textes reproduits ci-dessous (texte de couleur verte) sont des extraits des courriers adressés à Daniel AUDION, à Messieurs Didier TRONCHET et Jacques GLENAT, portés bien évidement, en tant que pièces de procédure, à la connaissance de l'association Max Havelaar]


« En guerre ouverte contre Max Havelaar ? »



En « guerre ouverte » contre Max Havelaar ? Pourquoi ? De quelle « haine » parlez-vous ? D’où vient cette expression et, là encore, pourquoi ?
Avez-vous lu mon livre, Les coulisses du commerce équitable, afin de vous faire votre propre opinion sur son contenu ?

Comment expliquer que l’association Artisans du monde, qui distribue des produits arborant le logo de Max Havelaar en sa qualité de concessionnaire de la marque, se soit servi des coulisses du commerce équitable comme d’un ouvrage de référence et m’invite régulièrement lors de ses assemblées générales ou encore pour des débats publics organisés par ses structures locales ?

Le terme de pamphlet n’a pas été utilisé lors de l’interview (1) et je suis surpris de le voir apparaître ici. Je l’aurais bien évidemment immédiatement récusé car il ne s’agit en aucune façon de polémique ou encore de satire mais d’une enquête reposant sur des constats réels et vérifiables et de faits parfaitement argumentés (plus de 1000 renvois de référence comme vous pouvez vous-même le constater).


« Pourquoi tant de haine ? »


Mon premier ouvrage, Les coulisses de la grande distribution (publié en mars 2000), a entre autres révélé l’existence de pratiques abusives de la grande distribution, telles ces marges arrière, le plus souvent injustifiées, exigées de ses fournisseurs.

Mon second, Les coulisses du commerce équitable (publié en mars 2006) est un constat de l’évolution du commerce équitable, de ses travers et de ses déviances, et des menaces que font peser sur un véritable commerce équitable les abus commis en son nom.

Est-ce de la haine que de soulever le rideau pour aller voir en coulisses ce qui se passe dans un monde jusqu’alors inexploré ?

Vous me prêtez des propos que ne peut tenir quiconque connaît le système Max Havelaar. Ainsi :

« Christian Jacquiau : lorsque j’ai présenté mon précédent ouvrage, Les coulisses de la grande distribution, on m’a dit il y a une solution à ces pratiques abusives, c’est Max Havelaar ».

L’association qui exploite la marque Max Havelaar ne certifie que la relation au producteur des matières premières contenues dans les produits sur lesquels elle appose son logo, moyennant une redevance de ses concessionnaires.
Elle ne garantit en aucune façon des filières (producteurs, salariés des producteurs, intermédiaires, transporteurs locaux, transporteurs maritimes, transporteurs dans les pays de consommation, sites de transformation et lieux de commercialisation), ce qui lui est d’ailleurs souvent reproché et fait débat au sein du monde du commerce équitable, comme je vous l’ai expliqué.

Max Havelaar ne garantit en aucune façon des entreprises mais seulement des produits.

Je ne peux donc avoir affirmé que Max Havelaar serait « une solution » aux « pratiques abusives » de la grande distribution, pour la bonne raison que Max Havelaar n’a aucune prise sur lesdites pratiques et lesdites structures.

Un autre débat (n’ayant rien à voir avec ce qui est évoqué ici) traverse le monde du commerce équitable : celui de la présence de produits réputés équitables sur les rayons des réseaux de la grande distribution ayant, pour ce qui la concerne, le plus grand mal à se revendiquer de pratiques vertueuses.

Il vous suffit de lire les chapitres suivants des Coulisses du commerce équitable :

ch. 15 : Le cheval de Troie de la grande distribution au Sud (pages 223 à 230),
ch. 16 : Un îlot d’équitable dans un océan d’inéquitable (pages 231 à 250),
ch. 17 : La grande distribution et le commerce de l’image équitable (pages 251 à 269),

pour comprendre en quoi je ne peux être l’auteur d’une telle affirmation.



Vous me faites dire, encore :

« J’ai donc enquêté, je n’ai trouvé que du vide ».

C’est sérieux ?




[RAPPEL : Les textes reproduits ci-dessus (texte de couleur verte) sont des extraits des courriers adressés à Daniel AUDION, à Messieurs Didier TRONCHET et Jacques GLENAT, portés bien évidement, en tant que pièces de procédure, à la connaissance de l'association Max Havelaar]




pour lire la suite…

B3.4 – Rien que du vide ?

[ cliquez sur le titre ci-dessus ]

A. Les coulisses d’une affaire peu équitable…
B. L’article, source de la plainte…
B4.1 Un faux journaliste ?
B4.2 Les impostures écrites du faux journaliste
B4.3 Les impostures télévisuelles du faux journaliste
B4.4 Nu chez MacDo, pédophile, pourquoi pas journaliste ?
C. Condamnation… Appel… Soutien…
C2 L’affaire en questions…
C4 Les dernières nouvelles de l’affaire…

[sommaire complet]


circuit court :

C – Condamnation… Appel… Soutien…