B3.2 – Ils font travailler des « quasi-esclaves » ?

Des quasi esclaves ?



Quels propos le faux journaliste me prête-t-il ? Quel regard porter sur ce texte ridicule et grotesque ?

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De larges extraits des courriers que j’ai adressés à Daniel AUDION, à Messieurs Didier TRONCHET et Jacques GLENAT, portés bien évidement, en tant que pièces de procédure, à la connaissance de l’association Max Havelaar, sont reproduits ci-dessous (texte de couleur verte).


« Ils font travailler des quasi esclaves… »



[NOTA : Les textes reproduits ci-dessous (texte de couleur verte) sont des extraits des courriers adressés à Daniel AUDION, à Messieurs Didier TRONCHET et Jacques GLENAT, portés bien évidement, en tant que pièces de procédure, à la connaissance de l'association Max Havelaar]





A celui que je crois être Daniel Audion :

Vous titrez mon interview : « Christian Jacquiau : Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves », présentant la phrase : « Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves » comme la citation d’une réponse que j’aurais formulée à l’une de vos questions.

Pourtant comme je vous l’ai dit, comme je le dis lors de chaque interview et comme chacun s’intéressant au commerce équitable le sait : Max Havelaar n’achète ni ne vend aucun produit.

Je l’ai d’ailleurs précisé en ces termes :

« Max Havelaar n’achète ni ne vend aucun produit. L’association qui commercialise la marque fondée par Nico Roozen et Frans Van Der Hoff se contente de mettre en rapport des producteurs du Sud et des industriels du Nord, selon des « standards » fixés par FLO (Fairtrade Labelling Organizations International) – fédération regroupant les initiatives Max Havelaar nationales ».

dans mon ouvrage, Les coulisses du commerce équitable (chapitre 4 – le pacte de Max Havelaar, page 53).

Max Havelaar ne vendant aucun produit… ne peut encore moins les cultiver ou les produire. Comment pourrait-il dès lors « faire travailler des quasi esclaves » ?

Le seul personnel qu’emploie l’association Max Havelaar travaille dans ses locaux sis à Montreuil-sous-Bois (93), lieu de son siège social, et est soumis aux obligations de la législation française.

À lire les réponses que vous m’attribuez j’observe que contrairement au titre accrocheur de l’interview, ce n’est plus Max Havelaar qui « fait travailler des quasi esclaves » mais les producteurs auxquels ils s’adressent.

Il m’est ainsi prêté le propos suivant :

« Cet organisme [Max Havelaar] ne s’adresse qu’aux producteurs, mais ignore les salariés de ces producteurs. Ils font travailler des quasi esclaves sur les sites de production, parfois des femmes au corps rongé par les produits chimiques », ce qui contredit le titre précité [« Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves »]

ce qui ne reflète pas davantage la réalité de mon propos.

La lecture de mon ouvrage (Les coulisses du commerce équitable) ayant servi de prétexte à cette interview, aurait dû vous permettre de constater aisément – s’agissant du travail de « quasi esclaves » pour le compte de Max Havelaar – que non seulement il n’en est rien, bien évidemment, mais que c’est même rigoureusement tout le contraire !

J’y explique en effet, de façon détaillée, les exigences de Max Havelaar à l’égard des producteurs qui fournissent ses concessionnaires.

Il est ainsi précisé dans le chapitre 14 consacré à la production de coton équitable garanti par la marque Max Havelaar :

« Pour qu’un coton soit équitable, selon Max Havelaar, il faut qu’il réponde à plusieurs exigences : assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés, leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires en matière de santé, d’éducation, de logement, de protection sociale ; garantir le respect des droits fondamentaux des personnes et refuser l’exploitation des enfants, du travail forcé, de l’esclavage ; instaurer des relations durables entre partenaires économiques ; favoriser la préservation de l’environnement ; proposer aux consommateurs des produits de qualité ».

[ note n° 32 (page 212) du chapitre 14 ]

La découverte, incroyable et invraisemblable, de faits aussi graves tels que l’exploitation d’une main-d’œuvre en situation de « quasi esclavage » par une marque aussi connue que Max Havelaar, se revendiquant qui plus est du commerce équitable, ne vous aurait-elle pas amené à investiguer pour en savoir davantage et à recouper une telle improbable « information », en tout état de cause et au minimum auprès de la principale intéressée : l’association Max Havelaar ?

J’observe par ailleurs que vous faites réagir Joaquin Munoz sur plusieurs des thèmes que je vous ai énoncés, au cours de l’interview, comme faisant débat au sein du monde du commerce équitable :
- la présence de produits équitables dans la grande distribution,
- le détournement de l’image équitable à des fins commerciales,
- le peu de retour pour les producteurs,
- la multiplication des labels,
- la perte de repères pour les consommateurs.

Des sujets et des griefs qui peuvent sembler bien mineurs, vous en conviendrez, par rapport aux propos gravissimes que vous me prêtez selon lesquels Max Havelaar ferait travailler des quasi esclaves, propos sur lesquels vous ne faites en aucune façon réagir votre interlocuteur, Joaquin Munoz, directeur général de Max Havelaar France, ce qui n’est pas sans me surprendre, pourtant interviewé aux pages 54 et 55 du même numéro (269) de l’Écho des Savanes.

L’affirmation que vous me prêtez selon laquelle : « Ils [les producteurs] font travailler des quasi esclaves » devenue en titre : « Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves » n’aurait-elle appelée de votre part qu’une réaction se traduisant dans la question suivante par : « OK, ils ne sont pas parfaits mais c’est quand même mieux que rien… » laissant entendre qu’une situation de quasi esclavage pourrait être un pis aller ?

Auriez-vous pu ainsi reprendre à votre compte le fait que « faire travailler des quasi esclaves » ne serait peut-être pas la panacée, mais qu’à défaut de mieux…

Qui pourrait croire qu’une affirmation aussi grave – proférée à l’encontre du principal acteur du commerce équitable -, ait pu déboucher sur une seconde question d’une telle légèreté ?



[ L'esclavage a été aboli en France à l'initiative de l'Abbé Henri Grégoire, pendant la Révolution française (4 février 1794) puis rétabli par Napoléon Ier par la loi du 20 mai 1802. Victor Schoelcher, nommé par Lamartine président de la commission d'abolition de l'esclavage, a été l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France ].


pour lire la suite…

B3.3 – Pourquoi tant de haine ?

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[RAPPEL : Les textes reproduits ci-dessus (texte de couleur verte) sont des extraits des courriers adressés à Daniel AUDION, à Messieurs Didier TRONCHET et Jacques GLENAT, portés bien évidement, en tant que pièces de procédure, à la connaissance de l'association Max Havelaar]



A. Les coulisses d’une affaire peu équitable…
B. L’article, source de la plainte…
B4.1 Un faux journaliste ?
B4.2 Les impostures écrites du faux journaliste
B4.3 Les impostures télévisuelles du faux journaliste
B4.4 Nu chez MacDo, pédophile, pourquoi pas journaliste ?
C. Condamnation… Appel… Soutien…
C2 L’affaire en questions…
C4 Les dernières nouvelles de l’affaire…

[sommaire complet]


circuit court :

C – Condamnation… Appel… Soutien…