A2 – Un journaliste à la rue ?

L’interview s’est déroulée de façon plutôt anodine.

Très rapidement. Le temps à peine d’avaler une bière.
L’homme semblait être pressé et ne connaissait manifestement pas grand-chose au monde du commerce équitable. Il n’avait, c’est indéniable, pas pris le temps de lire le livre ou de se documenter sur le sujet.

Sensation extrêmement désagréable pour un auteur ayant consacré plus de deux années à un ouvrage… mais qui n’arrive que très rarement, fort heureusement.

Nous nous sommes quittés, non sans que j’aie proposé au préalable à Daniel AUDION, comme je le fais lors de chaque interview, de ne pas hésiter à revenir vers moi si il avait le moindre doute ou le moindre besoin de précisions ou de compléments d’information.

Et comme je le fais à chaque fois que je donne une interview…

J’ai proposé à Daniel AUDION de me transmettre par courriel son projet de papier afin que je puisse valider mes citations ou lui suggérer quelques corrections indispensables si cela devait s’avérer nécessaire pour la bonne compréhension de ses lecteurs.

Daniel AUDION ne l’a manifestement pas jugé utile…

Je n’ai plus jamais eu de nouvelles de Daniel AUDION

depuis cette rencontre pour le moins furtive.

Pour la bonne raison (je ne l’apprendrai que beaucoup plus tard…) que comme Max Havelaar, personnage romanesque ayant pris naissance sous la plume talentueuse d’Eduard Douwes Dekker…

DANIEL AUDION N’EXISTE PAS

Daniel AUDION n’est pas un pseudonyme.

Vous pouvez le chercher sur Internet. Daniel AUDION n’a jamais rien écrit, rien produit et pas davantage publié.

Daniel AUDION ? Sur le moment, je ne me suis pas posé la question de savoir qui se cachait vraiment derrière ce personnage agité, manifestement pressé d’en finir pour ne pas, selon ses propres termes, « manquer son train » ?

Craignait-il d’être démasqué ?

Sachant ce que l’on sait… On peut aujourd’hui le comprendre…

Mais n’ayant reçu aucune habilitation à cet effet et encore moins de prédispositions pour la chose, je n’ai pas demandé à mon interlocuteur de me justifier de sa qualité de journaliste.

Encore moins de me décliner son identité



Aurais-je dû le faire ?

Vu la suite… sans aucun doute !

Mais en plusieurs centaines d’interviews, d’entretiens, de débats, d’émissions de radio et de télévision – depuis maintenant de nombreuses années – je n’avais jusqu’alors jamais été confronté à une telle situation.

Et ce n’est pas le type de rapports que les auteurs entretiennent habituellement avec les (vrais) journalistes.



Et puis… venant par la voie « officielle », celle de mon éditeur, une grande maison (Mille et une nuits, filiale de Fayard), je n’avais aucune raison, d’aucune sorte, de me méfier.

A tort, manifestement…

C’est ainsi que je me suis retrouvé en compagnie de mon intervieweur d’un soir, à la terrasse d’une brasserie anonyme du boulevard de Grenelle…

Non loin de la rue Daniel Stern (1), elle-même prolongée par la rue CLODION (2).

Des noms de rues qui ne m’avaient jamais marqués…
jusqu’au moment où j’ai préparé ce dossier pour le mettre en ligne…

Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / CLODION
Daniel STERN / AAUDION
Daniel STERN / AAUDION
Daniel STERN / AAUDION
Daniel STERN / AAUDION
Daniel STERN / AAUDION
Daniel STERN / AAUDION
Daniel STERN / AAUDION
DanielSTERN / A.AUDION

Étonnant… non ?

Daniel Audion ? Avec le recul, je regretterais presque de ne pas avoir donné rendez-vous à mon interviewer dans une brasserie proche de la place de la Nation.

Avec un peu de chance, l’entretien aurait pu être mené par un… Denis Diderot ou encore un… François Marie Arouet, dit Voltaire.

Mais à quoi bon… puisqu’ au bal masqué de la manipulation, ce n’est ni le nom emprunté, ni la plume utilisée qui font le journaliste…


notes :
(1) Cette voie parisienne de 200 mètres de long, créée le 12 février 1867 a été dénommée « rue Daniel STERN » en hommage à Marie Catherine Sophie de Flavigny, comtesse d’Agoult (1805-1876), femme de lettres française ayant exercé son art sous le pseudonyme de Daniel STERN.
(2) Créée le 12 février 1867, cette voie parisienne longue de 65 mètres a été dénommée « Rue CLODION » le 7 décembre 1900 en hommage au sculpteur Claude Michel CLODION (1738-1814).

NOTA : La mairie de Paris n’envisagerait pas pour le moment de fusionner, en les débaptisant, les rues Daniel STERN et CLODION afin de rendre hommage au journaliste Daniel AUDION.




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B. – L’article, source de la plainte…

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A. Les coulisses d’une affaire peu équitable…
B. L’article, source de la plainte…
B4.1 Un faux journaliste ?
B4.2 Les impostures écrites du faux journaliste
B4.3 Les impostures télévisuelles du faux journaliste
B4.4 Nu chez MacDo, pédophile, pourquoi pas journaliste ?
C. Condamnation… Appel… Soutien…
C2 L’affaire en questions…
C4 Les dernières nouvelles de l’affaire…

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circuit court :

B. L’article, source de la plainte…