C2 – L’affaire en questions…


Cette affaire – rarissime en matière de presse – pose de nombreuses questions.
Un certain nombre sont récapitulées ci-dessous de façon non exhaustive.
D’autres questionnements ou réactions viendront certainement à ceux qui découvriront cette affaire rocambolesque au travers de ces pages. Ou ailleurs.



Pour autant, de très nombreuses questions restent en suspens à l’issue de cet étonnant jugement.

Parmi celles-ci :




1°) Fausse identité de l’intervieweur ?

Celui qui a usurpé le titre de journaliste et s’est présenté à moi sous la fausse identité de Daniel AUDION (Max Havelaar connaissait sa véritable identité) n’a en fait jamais rien écrit d’autre (en terme journalistique) que le compte rendu de cette interview bidonnée.
Ce n’est que très récemment (ce qui a empêché mon avocat de le faire citer) que la réelle identité du faux Daniel AUDION (Frédéric NEIDHARDT) a été révélée… à l’initiative de L’Écho des savanes.
Auteur de bandes dessinées, Frédéric NEIDHARDT n’a manifestement jamais fait le moindre article, la moindre pige et ne connaît, ni de près, ni de loin, le monde du commerce équitable.

Pourquoi est-il venu à moi ?

Pourquoi cet intérêt subit pour un sujet aussi complexe que celui du commerce équitable ?




2°) Daniel Audion pour Christian Jacquiau… Frédéric Neidhardt pour Max Havelaar ?

Pourquoi l’imposteur professionnel, c’est ainsi qu’il se définit lui-même (voir les pages 38, 39, 40, 41 et 42 du même numéro 269 du 2 juin 2008 de l’Écho des savanes) Frédéric NEIDHARDT, piégeur de médias comme il n’hésite pas à se revendiquer, a-t-il ressenti le besoin de se cacher derrière le faux nom de Daniel AUDION pour mener cette interview alors qu’il s’est présenté à Max Havelaar sous sa réelle identité ?




3°) A quelles fins ?

Pourquoi le faux journaliste Daniel AUDION m’a-t-il prêté des propos qui ne sont en aucune façon les miens, que je conteste fermement et qui contredisent non seulement mon ouvrage mais aussi les nombreuses déclarations, interventions publiques et interviews que j’ai pu donner sur le sujet ?





4°) Choix des poursuivis ?

Curieusement, Max Havelaar ne poursuit que moi mais pas le journaliste, pas le directeur de la publication et pas la publication contrairement à l’usage en matière de poursuites pour diffamation.

Pourquoi ?




5°) Max Havelaar : une « Escroc-Logie » ?

Sur la couverture du numéro 269 du 2 juin 2008 de l’Écho des savanes apparaît en titre : « ESCROC-LOGIE Alerte aux faux labels verts », renvoyant à deux articles :
- le premier (« Escroc-logie n° 1 »), traitant de l’Éco emballage…
- le second (« Escroc-logie n° 2 »), traitant du commerce équitable au travers de Max Havelaar.

Le fait que L’Écho des savanes qualifie les activités de Max Havelaar comme relevant d’une « Escroc-logie » n’a pas fait réagir Max Havelaar.

Pourquoi ?




6°) Le « quasi esclavagisme »… mieux que rien ?

L’interview du directeur de Max Havelaar, Joaquin Munoz, figure en regard de la mienne, sur la page de gauche.

On peut s’interroger sur le professionnalisme de l’intervieweur qui fait réagir le directeur de Max Havelaar sur des points tels que :
- la présence de produits équitables en grandes surfaces,
- le détournement de l’image équitable,
- le peu de retour pour les producteurs,
- la multiplication des labels,
- la perte de repères pour les consommateurs…
des sujets sans aucun doute plus passionnants les uns que les autres pour les lecteurs de l’Écho des savanes… mais pas sur les graves propos (« Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves ») qui me sont prêtés.

Page de droite (55) le faux journaliste me fait dire : « Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves » puis revient vers le directeur de Max Havelaar sur la page de gauche (54) sur « le peu de retour pour les producteurs »… mais pas sur ces propos hallucinants : « Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves »

Quel étudiant en journalisme, le plus naïf des plus débutants, n’aurait pas songé à faire réagir – dans une interview prétendument croisée – l’un des protagoniste aussi violemment mis en cause ?

Mais il y a mieux encore…

À la réponse que j’aurais formulé : « ils (1) font travailler des quasi-esclaves sur les sites de production, parfois des femmes au corps rongé par les produits chimiques », l’intervieweur réagit de façon pour le moins surprenante.

L’échange publié, ubuesque s’il en est, reproduit ci-dessous mérite qu’on s’y attarde :



- Christian JACQUIAU :
« ils (1) font travailler des quasi-esclaves sur les sites de production, parfois des femmes au corps rongé par les produits chimiques »

- Daniel AUDION :
« OK, ils ne sont pas parfaits, mais c’est quand même mieux que rien… »



Le « quasi esclavagisme »… mieux que rien ?

Quel journaliste serait passé sur une affirmation aussi grave sans demander à l’interviewé un minimum d’explications et de justifications ?

Comment imaginer qu’il n’ait pas profité de cette interview – alors qu’il avait prévu de publier une interview du directeur de Max Havelaar (ce qu’il a fait) mis en cause dans une telle affirmation – pour le faire réagir à des propos aussi graves ?

Pourquoi Max Havelaar se satisfait-il de ce procédé totalement contraire aux pratiques et à la déontologie journalistique, et ne trouve rien à y redire ?

(1) Le « Ils » employé ici concernerait les producteurs et non Max Havelaar, ce qui n’est pas en accord avec l’intertitre du journal (Christian Jacquiau : « Max Havelaar fait travailler des quasi-esclaves » ), Max Havelaar ne faisant travailler personne sur les sites de production, comme chacun le sait !




Pourtant, les notes de bas de page des Coulisses du commerce équitable

Dès la page 10 sur un ouvrage en comportant 476 et dès la note numéro 2, je précise :

« le commerce éthique a pour objectif de faire respecter et progresser les droits sociaux fondamentaux suivants : l’interdiction du travail forcé ; l’interdiction de l’exploitation des enfants ; le respect de la liberté d’organisation (création de syndicats) et du droit de négociation collective, la non-discrimination… ».

À la page 212, la note n° 32 indique encore :

« pour qu’un coton soit équitable, selon Max Havelaar, il faut qu’il réponde à plusieurs exigences : assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés, leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires en matière de santé, d’éducation, de logement, de protection sociale ; garantir le respect des droits fondamentaux des personnes et refuser l’exploitation des enfants, du travail forcé, de l’esclavage ; instaurer des relations durables entre partenaires… ».

Copie des pages citées ici ainsi que trois exemplaires de l’ouvrage (Les coulisses du commerce équitable) ont été remis au Tribunal.





7°) Pourquoi Max Havelaar qui me connait bien…

Même si de sérieuses divergences de fond peuvent nous opposer (mais n’est ce pas là, justement, la richesse du débat qui traverse aujourd’hui le monde du commerce équitable ?) pourquoi Max Havelaar n’a-t-il pas cherché à me contacter immédiatement plutôt que de m’assigner, à peine le numéro de l’Écho des savanes en kiosque, avec une telle violence en me réclamant près d’un million de nos francs d’avant l’euro ?

La taille de l’imposture n’était-elle pas suffisante ?

Un simple appel téléphonique, un e-mail, un rendez-vous auraient sans doute suffit à désamorcer cette incroyable affaire.

Dans ce contexte le boulevard s’ouvrant face à Max Havelaar – énoncé par mon avocat dans l’interview qu’il a accordé à Le Post – aurait tourné à l’impasse…






8°) Et maintenant ?


En Appel, Max Havelaar France a demandé, en septembre 2010, au Tribunal de me débouter de toutes mes demandes et de confirmer ma condamnation.

Comme en première instance, Max Havelaar France me réclame 100 000 €, un article 700, de très lourds frais de publication de la condamnation qu’elle espère obtenir… auxquels l’association de commerce équitable ajoute une demande de condamnation aux entiers dépens de la première instance et de l’Appel…

En tout – si la Cour d’Appel devait donner raison à Max Havelaar France – je pourrais être amené à débourser près de 150 000 € !






pour lire la suite…

C3 – Un comité de soutien…

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A. Les coulisses d’une affaire peu équitable…
B. L’article, source de la plainte…
B4.1 Un faux journaliste ?
B4.2 Les impostures écrites du faux journaliste
B4.3 Les impostures télévisuelles du faux journaliste
B4.4 Nu chez MacDo, pédophile, pourquoi pas journaliste ?
C. Condamnation… Appel… Soutien…
C2 L’affaire en questions…
C4 Les dernières nouvelles de l’affaire…

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circuit court :

C3 – Un comité de soutien…