A – Les coulisses d’une affaire peu équitable…




Auteur d’un livre qui dérange et qui bouscule certaines idées reçues sur l’histoire du commerce équitable (Les coulisses du commerce équitable), son évolution, ses dérives, son avenir et les immenses espoirs qu’il porte, Christian Jacquiau est de ceux qui pensent que le débat – pourvu qu’il soit libre, désintéressé et indépendant de tous groupes de pression, argumenté et honnête – est indispensable pour faire évoluer la marche de notre monde à la dérive.

Nombre d’organisations du commerce équitable se sont emparées de ses travaux comme d’un outil de réflexion prospective, confortant leurs positions ou remettant en cause, dans certains cas, leurs propres stratégies de développement.

Plus nombreux encore sont les consomm’acteurs qui exigent désormais davantage de contenu derrière les slogans et les mots magiques commerce et équitable accolés, sur-exploités parfois par les experts en greenwashing (1).

Publié en mai 2006 son livre, comportant près de 500 pages et plus de 1000 notes de références en bas de page, n’a jamais fait l’objet de poursuites d’aucunes sortes de la part de quiconque.

C’est sur la base d’un article publié en 2008 dans l’Écho des savanes, rédigé par un faux journaliste ayant agi sous une fausse identité dans des circonstances bafouant les règles déontologiques les plus élémentaires de la profession de journaliste – et pour le moins troublantes – qu’il fait l’objet de poursuites en diffamation assorties de demandes de lourdes sanctions pécuniaires de la part de l’association Max Havelaar.

A lui maintenant de vous raconter cette incroyable affaire…

Le comité de soutien



Avertissement :

L’initiative de cette rubrique revient à un groupe de personnes qui, interpellées par un article publié par l’hebdomadaire Marianne (Commerce douteux – Dans les coulisses d’une affaire peu équitable), ont souhaité me témoigner leur amical soutien et m’exprimer leur indéfectible solidarité en apportant une efficace contribution à la manifestation de la vérité. Je tiens par ces quelques lignes à les en remercier.

Loin de toutes passions et de toutes polémiques, ces pages n’ont d’autre objet que de permettre à chacune et à chacun de se faire une opinion en toute objectivité.

Elles ont été rédigées à partir de documents incontestables, d’éléments factuels et d’informations vérifiables et rigoureusement vérifiées.

Leur objectif n’est bien évidemment pas de critiquer ou de remettre en cause une décision de Justice. Ce sera aux juges de la cour d’Appel de le faire, connaissance prise de l’envers du décor de cette bien curieuse affaire, puisque j’ai bien évidemment fait appel de cette condamnation.

On ne sait que trop comment la rumeur, le discrédit, l’intimidation, la pression financière alimentent l’auto-censure, la plus efficace des censures.

C’est ensemble – avec vous – que nous allons gagner ce combat pour la liberté de la presse, la libre expression des individus, pour le droit à la critique, contre la censure des puissants et du pouvoir de l’argent.

ChJ



Rappel de « l’affaire » en quelques mots…

L’association Max Havelaar France m’a assigné suite à la publication d’un article titré : « Commerce équitable : un attrape-bobo ? », publié par un certain Daniel AUDION dans le mensuel l’Echo des savanes (n° 269 – juin 2008).
Dans cette interview Daniel AUDION, qui se révélera être la fausse identité derrière laquelle s’est dissimulé l’imposteur professionnel Frédéric NEIDHARDT, me prête des propos (« Max HAVELAAR fait travailler des quasi-esclaves ») que je n’ai jamais tenus.
Ni lors des nombreuses interviews que j’ai accordées sur le sujet.
Ni lors de mes nombreuses conférences et pas davantage au cours des débats ou forums auxquels j’ai participé.
Ni bien sûr dans mon livre (Les coulisses du commerce équitable), où j’affirme tout le contraire des propos que m’attribue l’imposteur professionnel ayant rédigé les deux pages incriminées.

Il est à noter que ce livre de près de 500 pages, comportant plus de 1000 notes de références en bas de page, n’a jamais fait l’objet de poursuites d’aucunes sortes…

Pour la bonne et simple raison qu’aucune ligne rouge n’a été franchie, selon l’expression même de Max Havelaar, en décembre 2010, à propos du livre.

Il aura fallu attendre ce numéro 269 de L’Écho des savanes de juin 2008 pour que Max Havelaar m’assigne. A peine le mensuel mis en kiosque…

Au civil et non au pénal. C’est un choix qui fait qu’il n’y aura pas d’enquête de police judiciairepas d’interrogatoirespas de confrontations… et pas d’auditions des parties ou de témoins…

Max Havelaar me réclamait 100 000 € en première instance.
Plus des publications, des frais de justice, un article 700…
En tout plus de 127 000 € !
Près de 840 000 de nos bons vieux francs d’avant passage à l’euro.

Max Havelaar, dans un contexte qui déroute les juristes ayant examinés les attendus du jugement, a obtenu ma condamnation.

Pas comme il l’avait demandé, certes (J’ai été condamné pour diffamation en première instance à 1€ de dommages et intérêts plus 3000 € d’article 700 en faveur de Max Havelaar. Les frais d’avocat et d’huissiers que j’ai dû engager pour ma défense dans cette affaire rocambolesque restant, bien évidemment, à ma charge), mais le résultat est là…

c’est une CONDAMNATION ! .

Ses représentants auront beau jeu de dire qu’ils s’en remettent à la décision de la justice. C’est sans doute là que réside tout l’intérêt d’avoir pu obtenir une telle condamnation.


J’ai fait appel de cette décision.



Et maintenant ?


En Appel, Max Havelaar France a demandé, en septembre 2010, au Tribunal de me débouter de toutes mes demandes et de confirmer ma condamnation.

Comme en première instance, Max Havelaar France me réclame 100 000 €, un article 700, de très lourds frais de publication de la condamnation qu’il espère obtenir… auxquels l’association de commerce équitable ajoute une demande de condamnation aux entiers dépens de la première instance et de l’Appel…

En tout – si la Cour d’Appel devait donner raison à Max Havelaar France – je pourrais être amené à débourser près de 150 000 € !



Mais plus encore que les sommes pharaoniques en jeu, c’est l’envers de cette incroyable affaire, authentique imposture équito-médiatique, qui mérite plus d’un détour…



(1) L’écoblanchiment, éco-blanchiment ou blanchiment écologique est un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc) dans le but de donner à l’opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d’argent a été investi en publicité « verte » que pour de réelles actions en faveur de l’environnement. Le terme vient de l’anglais greenwashing. Le Grand dictionnaire terminologique propose le terme français « blanchiment vert ».
Greenwashing vient de la contraction des mots green (vert) et whitewash (littéralement blanchir à la chaux), terme parfois utilisé pour désigner le blanchiment d’argent. Il est employé à la fin des années 1980. C’est le titre d’un article paru en mars 1991 dans la revue Mother Jones.
(source Wikipédia)



GUIDE PRATIQUE :

Comment naviguer sous cette rubrique ?

Afin de percevoir toute la subtilité de cette bien étrange affaire, nous vous invitons à suivre pas à pas le sens de la visite à laquelle une main (plutôt visible, celle là…) vous invitera sur chaque bas de page.

Un clic sur le titre proposé et vous progresserez dans les coulisses d’une incroyable imposture…


A tout moment vous pourrez vous repérer et savoir où vous êtes grâce à ce pictogramme affiché en bas de page.




Si vous ne disposez que de très peu de temps ou si vous souhaitez prendre un raccourci, vous pouvez survoler la rubrique en cliquant sur l’image du chronomètre et à tout moment revenir au sommaire.






pour démarrer la visite…

A1 – L’Echo d’une imposture inéquitable…

[ cliquez sur le titre ci-dessus ]



A. Les coulisses d’une affaire peu équitable…
B. L’article, source de la plainte…
B4.1 Un faux journaliste ?
B4.2 Les impostures écrites du faux journaliste
B4.3 Les impostures télévisuelles du faux journaliste
B4.4 Nu chez MacDo, pédophile, pourquoi pas journaliste ?
C. Condamnation… Appel… Soutien…
C2 L’affaire en questions…
C4 Les dernières nouvelles de l’affaire…

[sommaire complet]


circuit court :

B. L’article, source de la plainte…